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Avocat en contentieux du bail commercial à Cannes

Ancre 1

Analyser le litige, préserver les preuves et défendre les intérêts du bailleur ou du locataire commercial

 

Un litige relatif à un bail commercial peut compromettre l’exploitation d’un fonds de commerce, la perception des revenus locatifs ou la valeur d’un actif immobilier.

Loyers impayés, clause résolutoire, refus de renouvellement, indemnité d’éviction, contestation du nouveau loyer, travaux non réalisés, charges injustifiées ou activité non autorisée : chaque situation obéit à des règles, des délais et des procédures différents.

Une action engagée sur un fondement inadapté peut entraîner une perte de temps, une irrecevabilité ou l’expiration d’un délai. À l’inverse, une procédure introduite trop rapidement, sans audit préalable du bail et des preuves, peut fragiliser une demande pourtant légitime.

Le cabinet Bentata Avocats accompagne bailleurs, commerçants, sociétés et investisseurs à Cannes, Le Cannet, Mougins, Antibes, Grasse et Sophia Antipolis dans la prévention, la négociation et le contentieux des baux commerciaux.

Cette intervention s’inscrit dans notre accompagnement global des bailleurs et locataires en matière de bail commercial.

Quel litige relatif au bail commercial rencontrez-vous ?

1

Renouvellement du bail commercial

Préparer les actes, préserver les délais et contester les conditions du renouvellement.

2

Refus de renouvellement

Sécuriser ou contester un congé avec refus de renouvellement.

3

Indemnité d'éviction

Faire reconnaître, évaluer ou contester le préjudice causé par l’éviction.

4

Déplafonnement du loyer

Faire reconnaître ou contester la fixation du loyer à la valeur locative.

5

Révision du loyer

Vérifier une révision triennale, une indexation ou un calcul de loyer.

6

Fixation du loyer renouvelé

Négocier ou faire fixer judiciairement le prix du nouveau bail.

7

Résiliation du bail commercial

Mettre en œuvre ou contester une clause résolutoire et une expulsion.

8

Rédaction et négociation du bail

Prévenir les litiges par un audit et une rédaction adaptés du contrat.

9

Charges et travaux

Contester les dépenses et déterminer les travaux incombant à chaque partie.

10

Cession du bail

Sécuriser ou contester l’agrément, les formalités et l’opposabilité de la cession.

11

Déspécialisation

Ajouter ou modifier une activité et contester le refus du bailleur.

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Quels litiges peuvent naître d’un bail commercial ?

 

Le contentieux peut apparaître à chaque étape de la relation locative :

  • lors de la formation du contrat ;

  • pendant son exécution ;

  • à l’occasion de sa transmission ;

  • lors de son renouvellement ;

  • au moment de sa résiliation ;

  • après la restitution des locaux.

 

Les principaux litiges concernent notamment :

  • la qualification du contrat et l’application du statut des baux commerciaux ;

  • le montant et le paiement du loyer ;

  • les charges, taxes et travaux ;

  • la destination des locaux ;

  • la cession ou la sous-location ;

  • les obligations de délivrance et d’entretien ;

  • la résiliation et l’expulsion ;

  • le renouvellement ;

  • le refus de renouvellement ;

  • l’indemnité d’éviction ;

  • la fixation de la valeur locative ;

  • la restitution des locaux et les réparations de sortie.

 

La première étape consiste à identifier précisément l’objet du différend et le résultat réellement recherché.

 

Un bailleur souhaitant récupérer rapidement ses locaux n’adoptera pas nécessairement la même stratégie que celui qui souhaite prioritairement obtenir le paiement de sa créance. De même, un locataire souhaitant poursuivre son activité ne présentera pas les mêmes demandes que celui qui envisage une sortie négociée.

 

Pourquoi faut-il analyser le bail avant toute procédure ?

 

Le bail constitue le premier élément du dossier, mais il ne doit jamais être lu isolément.

 

L’analyse porte notamment sur :

  • la date de conclusion ;

  • la date de prise d’effet ;

  • les renouvellements et avenants ;

  • la durée réelle du contrat ;

  • la destination ;

  • le loyer et son indexation ;

  • la répartition des charges et travaux ;

  • la clause résolutoire ;

  • les conditions de cession ou de sous-location ;

  • les garanties ;

  • les clauses relatives aux travaux et à la restitution ;

  • les actes déjà délivrés.

 

Il convient également d’examiner :

  • les quittances ;

  • les décomptes ;

  • les commandements ;

  • les mises en demeure ;

  • les courriers et courriels ;

  • les constats ;

  • les rapports techniques ;

  • les autorisations administratives ;

  • les éventuelles décisions judiciaires antérieures.

 

Une clause apparemment favorable peut être inefficace lorsqu’elle méconnaît une disposition d’ordre public. À l’inverse, une obligation qui ne figure pas expressément dans le bail peut parfois résulter de la loi ou de la nature même du contrat.

 

Quels sont les premiers réflexes en cas de litige ?

 

Vérifier immédiatement les délais

 

De nombreuses actions exercées en application du statut des baux commerciaux sont soumises à une prescription de deux ans.

 

Le point de départ varie cependant selon l’action concernée. Toutes les demandes liées à la relation locative ne relèvent pas nécessairement du même délai.

 

Il convient donc d’identifier rapidement :

  • la date du congé ;

  • la date du refus de renouvellement ;

  • la prise d’effet du renouvellement ;

  • la date d’un commandement ;

  • la notification d’une demande ;

  • la date de connaissance du manquement ;

  • les éventuels actes interruptifs.

L’article L. 145-60 du Code de commerce dispose que les actions exercées en vertu du chapitre consacré aux baux commerciaux se prescrivent par deux ans. Cette règle ne dispense pas d’identifier le fondement exact de chaque demande et les éventuels délais relevant du droit commun.

 

Préserver les preuves

 

La preuve peut dépendre d’éléments susceptibles de disparaître ou de se modifier :

  • état du local ;

  • infiltrations ;

  • nuisances ;

  • travaux ;

  • affichage d’une activité ;

  • occupation des lieux ;

  • stocks ou matériels ;

  • accessibilité ;

  • fermeture du commerce ;

  • état des parties communes.

 

Selon les circonstances, il peut être utile de faire établir :

  • un constat de commissaire de justice ;

  • un rapport technique ;

  • des photographies datées ;

  • des attestations ;

  • un relevé comptable ;

  • un historique des paiements ;

  • une sauvegarde des échanges électroniques.

 

Lorsqu’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont dépendra la solution du litige, une mesure d’instruction peut être demandée sur le fondement de l’article 145 du Code de procédure civile. Depuis le 1er septembre 2025, lorsque cette mesure porte sur un immeuble, la juridiction du lieu de situation de l’immeuble est seule compétente.

Éviter les décisions unilatérales irréversibles

 

Avant toute analyse, il est notamment déconseillé :

  • au locataire de cesser unilatéralement tout paiement ;

  • au bailleur de changer les serrures ;

  • à une partie de faire disparaître des éléments de preuve ;

  • au locataire de commencer une activité non autorisée ;

  • au bailleur d’engager des travaux affectant l’exploitation sans respecter les obligations applicables ;

  • à une partie de signer un protocole imprécis.

Une réaction immédiate mais juridiquement mal maîtrisée peut devenir le principal argument de la partie adverse.

 

Faut-il toujours engager immédiatement une procédure judiciaire ?

Non.

 

La procédure doit constituer un outil au service de la stratégie, et non une fin en soi.

Une phase précontentieuse peut permettre :

  • de clarifier les demandes ;

  • d’obtenir les documents manquants ;

  • de déterminer le montant réellement litigieux ;

  • d’organiser une régularisation ;

  • de négocier un échéancier ;

  • d’obtenir l’exécution de travaux ;

  • de convenir d’un nouveau loyer ;

  • d’organiser une sortie ;

  • de préserver la relation commerciale.

 

La négociation ne doit cependant pas faire oublier les délais de prescription ni les formalités nécessaires.

 

Une mise en demeure ou une lettre de négociation ne produit pas automatiquement les mêmes effets qu’un acte interruptif adapté à l’action envisagée.

 

Comment préparer une mise en demeure efficace ?

 

Une mise en demeure doit être adaptée au résultat recherché.

Elle doit notamment :

  • identifier le bail et les locaux ;

  • rappeler l’obligation concernée ;

  • exposer les manquements ;

  • viser les clauses ou textes pertinents ;

  • préciser les mesures attendues ;

  • fixer un délai réaliste ;

  • réserver les droits et demandes ;

  • être adressée sous une forme permettant d’établir sa réception.

 

Une lettre trop générale peut ne pas permettre à son destinataire de comprendre ce qu’il doit faire.

 

À l’inverse, une mise en demeure inutilement agressive ou comportant des demandes excessives peut fermer prématurément la voie d’une solution négociée.

 

Dans certains cas, le bail ou la loi impose un acte particulier. Une simple lettre d’avocat ne remplace notamment pas toujours :

  • un commandement visant une clause résolutoire ;

  • un congé ;

  • une demande de renouvellement ;

  • un mémoire relatif à la fixation du loyer ;

  • une notification de déspécialisation ;

  • une formalité de cession.

 

Quelle juridiction est compétente en matière de bail commercial ?

 

Les actions relatives aux baux commerciaux relèvent du tribunal judiciaire.

 

Les contestations portant spécifiquement sur la fixation du prix d’un bail révisé ou renouvelé sont portées devant le président du tribunal judiciaire ou le juge qui le remplace, selon une procédure particulière sur mémoires.

 

Les autres contestations sont portées devant le tribunal judiciaire. Celui-ci peut également se prononcer accessoirement sur une question de loyer lorsqu’elle se rattache à une demande principale relevant de sa compétence. La Cour de cassation l’a encore rappelé dans un arrêt du 12 février 2026.

 

La juridiction territorialement compétente est en principe celle du lieu de situation de l’immeuble.

Pour un local situé à Cannes, le contentieux relève du ressort judiciaire de Grasse, sous réserve de l’application de règles particulières tenant à la nature exacte de la demande. Les documents officiels de la carte judiciaire rattachent Cannes au ressort du tribunal judiciaire de Grasse.

 

Quelle différence entre le juge du fond et le juge des loyers commerciaux ?

 

Le tribunal judiciaire statue notamment sur :

  • la validité ou la qualification du bail ;

  • la résiliation ;

  • le renouvellement ;

  • le droit à une indemnité d’éviction ;

  • les charges et travaux ;

  • les obligations du bailleur et du locataire ;

  • la destination ;

  • la cession ;

  • la responsabilité contractuelle.

 

Le juge des loyers commerciaux intervient principalement pour fixer le prix du bail révisé ou renouvelé.

 

La procédure devant ce juge obéit à des règles spécifiques :

  • notification d’un mémoire préalable ;

  • respect d’un délai avant la saisine ;

  • échanges sous forme de mémoires ;

  • expertise éventuelle ;

  • fixation de la valeur locative.

 

Le choix du juge et de la procédure ne dépend donc pas seulement du fait que le litige concerne un bail commercial. Il dépend de la nature précise de la prétention.

 

Dans quels cas engager une procédure de référé ?

 

Le référé permet d’obtenir rapidement une décision provisoire lorsque les conditions légales sont réunies.

 

Il peut notamment être envisagé pour :

  • faire cesser un trouble manifestement illicite ;

  • prévenir un dommage imminent ;

  • obtenir une mesure urgente ne se heurtant pas à une contestation sérieuse ;

  • obtenir une provision lorsque l’obligation n’est pas sérieusement contestable ;

  • ordonner l’exécution d’une obligation de faire ;

  • solliciter une expertise avant le procès au fond.

 

Les articles 834 et 835 du Code de procédure civile permettent au président du tribunal judiciaire d’ordonner en référé les mesures justifiées par l’urgence, les mesures conservatoires ou de remise en état nécessaires, ainsi qu’une provision ou l’exécution d’une obligation lorsque celle-ci n’est pas sérieusement contestable.

 

Le référé ne permet cependant pas de trancher définitivement toutes les contestations complexes.

 

Lorsqu’un litige nécessite :

  • l’interprétation approfondie du bail ;

  • l’examen de nombreuses pièces ;

  • l’évaluation définitive d’un préjudice ;

  • l’appréciation de fautes réciproques ;

  • une décision définitive sur le droit au renouvellement ;

une procédure au fond peut être nécessaire.

 

Quand demander une expertise judiciaire ?

 

L’expertise est particulièrement utile lorsque la solution dépend d’éléments techniques ou économiques.

 

Elle peut notamment concerner :

  • l’origine d’infiltrations ou de désordres ;

  • la conformité des locaux ;

  • les travaux nécessaires ;

  • le coût des réparations ;

  • la surface pondérée ;

  • la valeur locative ;

  • la valeur d’un fonds de commerce ;

  • les possibilités de transfert d’une activité ;

  • les conséquences économiques d’une éviction ;

  • la répartition des responsabilités.

 

L’expertise avant tout procès

Une expertise peut être demandée avant toute procédure au fond afin de conserver les preuves, de déterminer la cause des désordres ou d’obtenir une première évaluation.

La demande doit démontrer l’existence d’un motif légitime.

Elle ne doit pas être utilisée pour suppléer une absence totale d’éléments ou pour rechercher indistinctement des preuves sans rapport suffisamment précis avec un litige potentiel. L’article 145 du Code de procédure civile encadre cette mesure probatoire avant procès.

 

L’expertise ordonnée pendant l’instance

Le juge du fond ou le juge des loyers peut également désigner un expert au cours de la procédure.

Les parties doivent alors :

  • communiquer les pièces utiles ;

  • participer aux réunions ;

  • répondre aux demandes de l’expert ;

  • formuler des observations ;

  • adresser des dires ;

  • discuter le document de synthèse ;

  • contester les méthodes ou références inadaptées.

 

L’expert éclaire la juridiction, mais ne tranche pas le litige juridique et son rapport ne lie pas automatiquement le juge.

 

Quels sont les principaux contentieux relatifs au loyer ?

 

Les litiges peuvent concerner :

  • l’indexation ;

  • la révision triennale ;

  • le calcul de l’ILC ou de l’ILAT ;

  • la validité de la clause d’échelle mobile ;

  • le déplafonnement ;

  • la fixation à la valeur locative ;

  • la procédure de renouvellement ;

  • le rappel de loyer ;

  • la prescription ;

  • les charges et taxes ajoutées au prix principal.

 

Chaque mécanisme obéit à un régime distinct.

 

La révision pendant le bail ne doit pas être confondue avec la fixation du prix du bail renouvelé. De même, le déplafonnement ne détermine pas à lui seul le montant définitif : il permet seulement, lorsqu’il est établi, d’écarter la limitation indiciaire et de rechercher la valeur locative.

 

Ces questions sont développées dans nos pages consacrées :

 

Quels sont les principaux contentieux relatifs aux impayés et à la résiliation ?

 

Le non-paiement des loyers ou charges peut conduire à :

  • une mise en demeure ;

  • un commandement visant la clause résolutoire ;

  • une action en paiement ;

  • une demande de provision ;

  • une demande de résiliation ;

  • une expulsion ;

  • une saisie conservatoire ou une mesure d’exécution.

Le locataire peut notamment contester :

  • le montant de la dette ;

  • la récupération de certaines charges ;

  • une indexation irrégulière ;

  • la validité de la clause ;

  • la régularité du commandement ;

  • la bonne foi de sa mise en œuvre ;

  • l’exigibilité des sommes ;

  • l’absence de prise en compte de certains paiements ;

  • les manquements du bailleur.

 

La stratégie dépend du résultat recherché.

 

Une action en paiement n’implique pas nécessairement que le bailleur souhaite obtenir la disparition du bail. À l’inverse, la mise en œuvre d’une clause résolutoire impose de respecter strictement le bail et les dispositions d’ordre public.

 

Les conditions et conséquences de cette procédure sont développées sur notre page relative à la résiliation du bail commercial.

 

Quels recours lorsque le bailleur ne réalise pas les travaux nécessaires ?

 

Le locataire peut notamment demander :

  • la communication de documents ;

  • l’exécution des travaux ;

  • une expertise ;

  • une provision ;

  • une indemnisation du trouble de jouissance ;

  • une réduction du loyer ;

  • la résiliation du bail dans les situations les plus graves.

 

La demande suppose de déterminer :

  • la nature des travaux ;

  • leur cause ;

  • la clause applicable ;

  • l’existence d’une grosse réparation ;

  • la responsabilité éventuelle de la copropriété ;

  • la preuve de l’information du bailleur ;

  • les conséquences sur l’exploitation.

 

Le locataire doit rester prudent avant de suspendre unilatéralement le paiement du loyer ou de réaliser les travaux aux frais du bailleur.

 

Les règles relatives à l’obligation de délivrance, aux grosses réparations, à la vétusté, aux mises en conformité et à la régularisation des dépenses sont développées sur notre page consacrée aux charges et travaux du bail commercial.

Quels contentieux peuvent survenir lors du renouvellement ?

 

Les litiges peuvent concerner :

  • le respect des conditions du droit au renouvellement ;

  • la régularité du congé ;

  • la demande de renouvellement ;

  • la date de prise d’effet ;

  • le prix du nouveau bail ;

  • le refus de renouvellement ;

  • le motif grave et légitime ;

  • l’indemnité d’éviction ;

  • le droit au maintien dans les lieux ;

  • l’indemnité d’occupation ;

  • le droit de repentir ;

  • le droit d’option.

 

Le renouvellement ne constitue pas une simple prorogation automatique du contrat.

 

Les parties peuvent être d’accord sur le principe du nouveau bail mais en désaccord sur son prix.

 

Elles peuvent également contester le droit même du locataire au renouvellement ou les conséquences d’un refus.

 

Selon le litige, il peut être nécessaire :

  • de saisir le tribunal judiciaire ;

  • de saisir le juge des loyers ;

  • de solliciter une expertise ;

  • de faire évaluer le fonds ou le droit au bail ;

  • de préserver un délai biennal.

 

Ces questions sont traitées dans nos pages consacrées au renouvellement, au refus de renouvellement et à l’indemnité d’éviction.

 

Quels litiges peuvent accompagner une cession du bail ?

 

Le contentieux peut notamment porter sur :

  • l’agrément du bailleur ;

  • le respect des formalités contractuelles ;

  • la destination de l’activité du repreneur ;

  • la garantie solidaire du cédant ;

  • l’opposabilité de la cession ;

  • les dettes antérieures ;

  • les travaux non autorisés ;

  • la solvabilité du cessionnaire ;

  • la remise du dépôt de garantie ;

  • le refus du bailleur ;

  • la résiliation résultant d’une cession irrégulière.

 

Il convient de distinguer :

  • la cession isolée du droit au bail ;

  • la cession du bail avec le fonds de commerce ;

  • la conclusion d’un nouveau bail.

 

Une opération signée entre le cédant et le cessionnaire peut demeurer inopposable au propriétaire lorsque les formalités valablement prévues par le contrat n’ont pas été respectées.

 

La préparation et les contestations relatives à ces opérations sont développées sur notre page consacrée à la cession du bail commercial.

 

Quels litiges concernent la destination et le changement d’activité ?

 

Le bailleur peut agir lorsqu’une activité :

  • n’est pas comprise dans la destination ;

  • provoque des nuisances ;

  • méconnaît le règlement de copropriété ;

  • nécessite des travaux non autorisés ;

  • porte atteinte aux droits d’autres occupants.

 

Le locataire peut, quant à lui :

  • soutenir que l’activité est déjà autorisée ;

  • solliciter l’ajout d’une activité connexe ou complémentaire ;

  • demander une déspécialisation plénière ;

  • contester le refus du bailleur ;

  • faire autoriser judiciairement la transformation.

 

L’issue dépend notamment :

  • du contenu de la clause ;

  • des usages commerciaux ;

  • de la clientèle ;

  • de la conjoncture économique ;

  • de la compatibilité avec l’immeuble ;

  • de la régularité des notifications.

 

La procédure et ses délais sont développés sur notre page relative à la déspécialisation du bail commercial.

 

Peut-on rechercher une solution amiable pendant la procédure ?

 

Oui.

 

Un accord peut intervenir avant ou pendant l’instance.

 

Il peut notamment organiser :

  • un échéancier ;

  • une remise partielle ;

  • la réalisation de travaux ;

  • la fixation du loyer ;

  • la renonciation à un congé ;

  • le paiement d’une indemnité ;

  • le départ du locataire ;

  • la restitution des clés ;

  • la fin des procédures ;

  • la confidentialité de l’accord.

 

La médiation conventionnelle permet aux parties de rechercher une solution avec l’aide d’un tiers indépendant. Dans la procédure spéciale de fixation des loyers, le juge peut également décider de convoquer les parties à une audience de règlement amiable.

 

Un protocole doit préciser :

  • les concessions réciproques ;

  • les échéances ;

  • les conditions de paiement ;

  • les conséquences d’une défaillance ;

  • le sort des dépens et frais ;

  • les procédures abandonnées ;

  • les garanties ;

  • la date d’effet de l’accord.

 

Un accord trop général peut simplement déplacer le litige au lieu de le résoudre.

 

Comment exécuter la décision obtenue ?

 

Une décision favorable ne produit pas toujours spontanément ses effets.

 

Selon son contenu, il peut être nécessaire de faire procéder :

  • à sa signification ;

  • au recouvrement des condamnations ;

  • à une saisie ;

  • à l’expulsion ;

  • à la remise des clés ;

  • à l’exécution de travaux ;

  • à la liquidation d’une astreinte ;

  • à l’établissement d’un compte de loyers ;

  • à la restitution de sommes ;

  • à l’inscription d’une garantie.

 

La situation financière du débiteur doit également être prise en considération.

 

L’ouverture d’une sauvegarde, d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire peut modifier les conditions de poursuite d’une action et de recouvrement des créances.

 

La stratégie contentieuse doit donc intégrer, dès l’origine, la possibilité réelle d’exécuter le résultat recherché.

 

Quels documents transmettre à l’avocat ?

 

L’analyse initiale peut notamment nécessiter :

  • le bail et ses avenants ;

  • les actes de renouvellement ;

  • le congé ou la demande de renouvellement ;

  • les quittances ;

  • le décompte locatif ;

  • les régularisations de charges ;

  • les avis de taxe foncière ;

  • les commandements et mises en demeure ;

  • les états des lieux ;

  • les procès-verbaux de copropriété ;

  • les factures et devis ;

  • les constats ;

  • les rapports techniques ;

  • les courriers et courriels ;

  • les actes de cession ;

  • les autorisations administratives ;

  • les documents comptables ;

  • les éventuelles décisions judiciaires.

 

Il est utile de transmettre également une chronologie synthétique indiquant :

  • les principales dates ;

  • les paiements ;

  • les incidents ;

  • les demandes déjà formulées ;

  • les réponses reçues ;

  • l’objectif actuellement poursuivi.

 

La qualité de cette chronologie permet souvent d’identifier rapidement les urgences et les délais.

 

Comment nous intervenons concrètement

 

Le bailleur découvre plusieurs manquements du locataire

Le cabinet analyse le bail et détermine si les faits justifient :

  • une mise en demeure ;

  • un commandement ;

  • une action en paiement ;

  • une procédure de résiliation ;

  • une mesure de preuve ;

  • une négociation.

Les demandes sont hiérarchisées selon les preuves disponibles, la gravité des manquements et l’objectif patrimonial du bailleur.

 

Le locataire reçoit une assignation en résiliation et expulsion

Le cabinet vérifie :

  • la clause résolutoire ;

  • le commandement ;

  • le décompte ;

  • les paiements ;

  • les contestations sérieuses ;

  • les manquements éventuels du bailleur ;

  • la possibilité de solliciter des délais ;

  • la situation économique de l’entreprise.

La défense est organisée en tenant compte de la nécessité de préserver simultanément le droit au bail et la continuité de l’exploitation.

 

Les parties s’opposent sur des désordres affectant les locaux

Le cabinet organise les éléments de preuve et détermine l’opportunité :

  • d’un constat ;

  • d’une mise en demeure ;

  • d’un référé-expertise ;

  • d’une demande de travaux ;

  • d’une provision ;

  • d’une procédure au fond.

L’analyse porte également sur le bail, la copropriété, la cause technique et les conséquences commerciales des désordres.

Le loyer du bail renouvelé est contesté

Le cabinet vérifie :

  • la date du renouvellement ;

  • le plafonnement ;

  • l’éventuel déplafonnement ;

  • les indices ;

  • la valeur locative ;

  • les termes de comparaison ;

  • les mémoires déjà notifiés ;

  • la prescription.

Il prépare ensuite la négociation, la procédure sur mémoires et l’expertise éventuelle.

 

Le bailleur refuse le renouvellement

Le cabinet distingue :

  • le refus avec indemnité ;

  • le refus fondé sur un motif grave et légitime ;

  • la contestation du droit au statut ;

  • le montant de l’indemnité d’éviction ;

  • la possibilité d’un repentir.

La stratégie est déterminée en fonction du droit au maintien dans les lieux, de la situation du fonds et du coût prévisible de l’éviction.

 

Les parties souhaitent éviter une procédure longue

Le cabinet identifie les éléments pouvant faire l’objet d’un accord et rédige un protocole portant notamment sur :

  • les sommes ;

  • le calendrier ;

  • les travaux ;

  • le départ ;

  • la remise des clés ;

  • les garanties ;

  • l’abandon des demandes.

L’accord est conçu pour prévenir la réapparition du litige lors de son exécution.

 

Comment les juges apprécient ce type de litige

 

Les juridictions recherchent notamment :

  • le contenu exact du bail ;

  • les dispositions impératives applicables ;

  • la chronologie ;

  • la régularité des actes ;

  • les preuves produites ;

  • le comportement des parties ;

  • la réalité du manquement ;

  • sa gravité ;

  • les éventuelles régularisations ;

  • le préjudice démontré ;

  • le lien entre la faute et le dommage ;

  • les demandes effectivement formulées.

 

Le juge ne reconstitue pas nécessairement à la place d’une partie une argumentation ou un décompte insuffisamment établi.

 

Une demande juridiquement fondée peut donc être rejetée ou réduite lorsqu’elle repose sur :

  • un acte irrégulier ;

  • une chronologie imprécise ;

  • un décompte incompréhensible ;

  • des justificatifs incomplets ;

  • une méthode d’évaluation inadaptée ;

  • une demande prescrite ;

  • un fondement procédural erroné.

 

La stratégie contentieuse doit ainsi être préparée à partir du résultat souhaité, des règles applicables et des preuves réellement disponibles.

 

Pourquoi choisir Bentata Avocats ?

 

Le contentieux du bail commercial se situe au croisement :

  • du droit immobilier ;

  • du droit commercial ;

  • du droit des contrats ;

  • de la procédure civile ;

  • du droit de la copropriété ;

  • du droit de la construction ;

  • des entreprises en difficulté ;

  • de l’évaluation économique.

 

Implanté au Cannet, à proximité immédiate de Cannes, le cabinet Bentata Avocats accompagne bailleurs et locataires dans :

  • l’audit du bail ;

  • l’analyse des délais ;

  • la constitution des preuves ;

  • la stratégie précontentieuse ;

  • la rédaction des mises en demeure ;

  • les procédures de référé ;

  • les expertises judiciaires ;

  • les actions au fond ;

  • les procédures sur mémoires ;

  • les négociations ;

  • la rédaction de protocoles ;

  • l’exécution des décisions.

 

Notre intervention tient compte de la situation juridique du bail, de la valeur du fonds, de l’équilibre financier du contrat et des conséquences concrètes de chaque procédure.

 

Questions fréquentes sur le contentieux du bail commercial

 

Quel tribunal est compétent pour un bail commercial situé à Cannes ?

Le contentieux relève en principe du tribunal judiciaire territorialement compétent au lieu de situation de l’immeuble. Pour un local situé à Cannes, il s’agit du ressort judiciaire de Grasse, sous réserve des règles particulières applicables à certaines demandes.

Le tribunal de commerce est-il compétent parce que les parties sont commerçantes ?

Pas pour les actions relevant spécifiquement du statut des baux commerciaux, qui relèvent du tribunal judiciaire ou du juge des loyers selon la nature de la demande.

Quel est le délai pour agir ?

De nombreuses actions fondées sur le statut des baux commerciaux sont prescrites par deux ans. D’autres demandes peuvent relever d’un autre délai. Le fondement et le point de départ doivent être identifiés pour chaque action.

Une mise en demeure est-elle toujours obligatoire ?

Non, mais elle est souvent utile et peut être imposée par le bail, la loi ou le mécanisme invoqué. Certains actes spécifiques ne peuvent pas être remplacés par une simple mise en demeure.

Peut-on saisir rapidement le juge ?

Oui, une procédure de référé peut être envisagée lorsque ses conditions sont réunies. Elle ne permet toutefois pas de résoudre définitivement tous les litiges complexes.

Peut-on obtenir une provision en référé ?

Oui, lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable.

Peut-on demander une expertise avant d’assigner au fond ?

Oui, lorsqu’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir la preuve de faits susceptibles d’influencer la solution du futur litige.

L’expert judiciaire décide-t-il qui a juridiquement raison ?

Non. Il apporte un éclairage technique ou économique. Le juge conserve le pouvoir de trancher les questions juridiques et n’est pas automatiquement lié par le rapport.

Peut-on négocier après l’assignation ?

Oui. Une solution amiable peut intervenir à tout moment, à condition de préserver les délais et de formaliser précisément l’accord.

Le locataire peut-il suspendre le paiement du loyer pendant le litige ?

Cette décision est particulièrement risquée. Elle ne peut être envisagée que dans des conditions strictes, notamment lorsque les manquements du bailleur rendent réellement les locaux impropres à leur usage.

Le bailleur peut-il reprendre les locaux sans décision judiciaire ?

Non. Il ne peut pas se faire justice lui-même en changeant les serrures ou en expulsant directement le locataire.

Une procédure empêche-t-elle le renouvellement ou la poursuite du bail ?

Tout dépend de l’objet de la procédure, des actes délivrés et des décisions rendues. Le bail peut continuer à produire certains effets pendant l’instance.

Combien de temps dure un contentieux de bail commercial ?

La durée dépend de la procédure, du nombre de parties, de la complexité juridique et de la nécessité d’une expertise. Un référé peut être plus rapide qu’une procédure au fond, tandis qu’une expertise peut prolonger sensiblement le dossier.

Qui supporte les frais d’expertise ?

La partie qui sollicite la mesure doit généralement avancer la provision fixée par le juge. La charge définitive peut ensuite être répartie dans la décision mettant fin au litige.

Quand consulter un avocat ?

Dès l’apparition du différend ou la réception d’un acte. Une intervention précoce permet de préserver les preuves, les délais et les possibilités de négociation.

 

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Vous êtes confronté à un impayé, une demande de résiliation, un refus de renouvellement, une contestation de loyer ou un litige relatif aux charges et travaux ?

 

Le cabinet Bentata Avocats vous accompagne afin d’analyser le bail, déterminer la procédure adaptée et défendre vos intérêts dans la négociation, l’expertise ou devant la juridiction compétente.

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